
Mais sur le chemin des conserves, j'ai longé le rayon chaussures. Et quand j'ai vu cette paire de ballerines rose pâle à 25 euros, au lieu de penser "Mais ma pauvre fille tu as déjà des ballerines orange, des bleu nuit, des noires, des beiges et des taupes, tu crois pas que ça suffit maintenant ?" je me suis dit "Waouh, super couleur trop fashion en plus dessus cuir même pas moche à ce prix là ce serait complètement irresponsable de m'en priver".
Bien sûr, à ce tarif, la semelle -heureusement invisible- est un peu minable (mi gomme-mi plastoc) et je ne sais pas où, ni par qui, ces jolis chaussons ont été fabriqués (l'étiquette "made in" a mystérieusement disparue et je me doute qu'ils n'ont pas été cousus à la main par de sympathiques artisans d'art bénéficiant d'une solide mutuelle, de tickets resto et d'un tarif réduit au Club Med Gym).
Mais si on ne les observe pas à la loupe, mes nouveaux souliers de danseuse font largement la blague. Et puis, au printemps, ils seront parfaitement raccords avec mes mollets couleur poulet de batterie.
Voilà comment une mission petits pois chez "Carrouf" a eu raison de ma mauvaise humeur, de mes principes et de mes euros (heureusement que je n'habite pas à côté de chez Repetto !).