mardi 22 janvier 2013

Joyeux 2013 !

 
Vite vite, plus que quelques jours pour mes bonnes résolutions ! Donc, en 2013...









.... je serai honnête : je vais cesser de piquer des fournitures au bureau.
...je serai chic : je vais m'acheter un beau jogging, et cesser de courir dans mon vieux pyjama (qui ne ressemble à un suvêt' que dans ma tête).
...je serai sportive : j'irai courir plus d'une fois par an.
...je serai adulte : j'irai chez le dentiste.
... je serai rigoureuse : je mettrai la bonne quantité de chocolat (et pas 10 fois plus) dans mes gâteaux, j'attendrai 20 mn et pas 45 mn à chaque colo de cheveux, je ne serai plus à découvert sur ma carte de cantine.
...je serai gentille : je n'irai pas raconter aux fans de Downton Abbey qui n'ont pas encore vu la  troisième saison que Mattew, le beau gosse de la bande, meurt à la fin du dernier épisode.
... je serai discrète : je cesserai de fixer tout en bavant d'envie sur les super chaussures et les sacs waouh des filles stylées croisées dans le métro.
... je serai une blogueuse, une vraie : je posterai plus d'un billet par an sur ce blog désert et spammé, avant que Blogger ne décide de le fermer.
...je serai moins stupide : je ferai attention avant de supprimer les spams de ce blog, ça m'évitera d'effacer vos commentaires par mégarde (ce que j'ai fait sur les 5 derniers posts, et je m'en excuse, ça m'attriste énormément, je suis vraiment une bille en Blogger).
... et bien entendu, je serai sérieuse et pour une fois, je tiendrais au moins une de mes bonnes résolutions. Joyeuse année !

jeudi 8 mars 2012

L'homme idéal... en visite à la Droguerie


A l'occasion de la journée de la femme, je ne résiste pas à republier le message posté ce matin par un charmant lecteur sur mon ancien billet En visite à la Droguerie. Un commentaire rédigé par un anonyme qui, visiblement, semble avoir saisi la clé d'une vie de couple épanouie.

(Petit rappel sur ce post : je racontais comment, me prenant pour Isabel Marant (Modelshop-peur de rien), j'avais fait la queue des heures à la boutique parisienne la Droguerie pour imiter les jolis colliers de la créatrice, et comment je me suis sentie piteuse lorsque, mon tour arrivé, je me suis-emmêlé-la-langue-et-les-pinceaux devant des clientes hautaines qui savaient exactement ce qu'elles voulaient et des vendeuses excédées par mes cafouillages de grande-débutante en verroterie qui veut se la péter avec ses colliers Isabel Marant qu'elle ne sait même pas copier).

Amies lectrices, voilà une bien belle histoire, comme on aimerait en lire plus souvent.
Amis lecteurs, prenez-en de la graine.

Et à tous, une excellente journée de la femme !

"Salut les filles !
Moi je suis accompagnateur de la femme de ma vie à La droguerie (et autres lieux de shopping-perdition); la technique : après m'être laissé soudoyer (private) je rentre à la droguerie de Paris (ailleurs je ne connais pas) avec ma copine; JE fais la queue où il faut et ELLE se balade, regarde, réfléchit... et je regarde toutes ces nanas affairées pour patienter sans stress... quand ! C'est mon tour !!! Alors je LA bippe et ELLE se fait servir, sereine et organisée... j'admire... et j'ai droit à plein de bizous (private)..
DONC
LA DRO DE PARIS C'EST MIEUX A DEUX.
Voilà la recette !
Essayez, vous les mecs, vous m'en direz des nouvelles !
Tiens
Choupinette
on irait faire un tour à La Droguerie tous les deux ?
Ouais !
Du pur velours...
J'anonyme, forcément ! "

lundi 16 janvier 2012

Bonne année !


En 2012, adieu papotages et futilités. Modelshop va gagner en sérieux et en crédibilité ! Pour commencer, une petite leçon d'économie. Je vais vous expliquer les raisons du sens inverse des courbes de croissance chinoise et française.

Il y a quelques jours, mon chéri a reçu une carte de bonne année de la part de clients chinois. Décomplexés, ils lui souhaitent « bonheur » et... « prospérité ! »

Moi aussi j'ai eu droit à des voeux ; de retour au bureau après les vacances de Noël, mes collègues parisiens m'ont accueillie d'un tout aussi décomplexé : « Deux mille douze... l'année de la loose ! ».

CQFD. Mes meilleurs vœux à tous !

jeudi 22 décembre 2011

La Redoute n’a pas l’esprit de Noël


Le doré, y a pas plus fashion. Depuis octobre, les filles les plus pointues du bureau se sont complètement boulesdeNoëlisées. Ma chef porte une sublime jupe porte-feuille mordorée, tout à fait waouh, et ma collègue fait sensation dans son slim pailleté furieusement disco (hyper pratique pour la repérer dans la queue de la cantine).

Face à cette offensive de bling, j’ai pensé à ma nièce. Je me suis souvenue du sac polochon « bronze » de La Redoute. Un sac tellement brillant qu’on le croirait taillé dans de la peau de lingot ! Je me suis dit que c’était un chouette cadeau pour ma pré-ado préférée, qui pourrait y glisser ses affaires de danse, par exemple. Et j’ai jugé qu’à 12,90 € le cabas, ça faisait pas cher le présent 24 carats.

Voilà comment, pour la première fois de ma vie, j’ai commandé un cadeau de Noël avec deux mois d’avance.

Mais je me suis trompée dans la commande, et le sac est arrivé… en noir. Tout cheap. J’ai donc tenté de l’échanger. C’est à ce moment que les ennuis ont commencé.

Il m’a fallu appeler cinq fois les lignes surtaxées de la Redoute, pour récupérer un numéro de retour qu’on ne m’a jamais envoyé, affronter l’humeur de chien du commerçant-relais à qui j’ai rendu le paquet sans rien acheter, repasser une commande à un téléconseiller interloqué (drogué ? intérimaire ? viré des 3 Suisses ?) qui m’a fait répéter trois fois tout ce que je lui ai indiqué, renvoyer un mail pour expliquer que je voulais des sous et pas un avoir en guise de remboursement… tout ça pour récupérer l’argent du sac noir et mettre la main sur le fameux sac bronze.

Autant dire que la traque de Kadhafi, à côté, c’était peanuts. Mais les combattants de la liberté ont eu la peau du dictateur Libyen. Alors que le sac de la Redoute… a été livré chez moi, à Paris, et pas à l’adresse de Bordeaux où je compte rester jusqu’à Noël, et que j’avais indiqué à trois reprises au téléconseiller. Donc, cette année, pas de sac doré sous le sapin. Misère. Le SAV de la Redoute, c’est vraiment pas un cadeau. Surtout  à Noël !

vendredi 9 décembre 2011

Happy Birthday !


Le dessin du jour, c‘est la carte que j’ai dessinée pour ma sister. C’est écrit en anglais parce que ma sœur, c’est Jane Birkin. Quelques fans et pas mal d’années en moins, mais la même façon de s’exprimer dans un délicieux franglish.

Ma sœur, ça fait tellement longtemps qu’elle vit en Angleterre, qu’elle a cessé de surfer sur Internet ; aujourd’hui, elle surfe sur LINTERNET. Elle programme des webSAÏÏÏTes super, mais comme les liens se montrent parfois capricieux, elle a toujours des erreurs à FIXER. Si elle a un truc urgent à me dire, elle m'envoie un TEXT sur son moBÏÏÏle. Et quand elle vient me voir, ma soeur échange quelques pounds contre des IOUros, avant de sauter dans le fameux train sous-marin, le IOUROstar.
And guess what : my sister, elle est capable de prononcer "worcestershire sauce" d’un seul coup sans postillonner !

Happy birthday my lovely sister !

PS : vous pouvez « enregistrer l’image sous », et l’utiliser comme carte d’anniversaire à imprimer ou à envoyer par mail (si ça peut vous éviter de galérer pendant des heures sur le net, à la recherche d’une carte pas trop beauf, comme celle du singe à la cool qui dit « pour ton anniv' on va mettre le feu »… enfin c’est vous qui voyez, hein, si vous préférez les chimpanzés… ). Pour une fois, c’est du JPG. Et c’est cadeau. A sort of gift, quoi.
PS 2 : on me souffle que c’est effectivement la saison des cartes, mais pas celles des anniversaires... Damned.

jeudi 24 février 2011

Le bon plan ballerines

J'étais super énervée contre mon plombier. Alors, pour me calmer, j'ai pris mon vélo et je suis partie, sous la pluie, acheter une boîte de petits pois chez Carrefour.

Mais sur le chemin des conserves, j'ai longé le rayon chaussures. Et quand j'ai vu cette paire de ballerines rose pâle à 25 euros, au lieu de penser "Mais ma pauvre fille tu as déjà des ballerines orange, des bleu nuit, des noires, des beiges et des taupes, tu crois pas que ça suffit maintenant ?" je me suis dit "Waouh, super couleur trop fashion en plus dessus cuir même pas moche à ce prix là ce serait complètement irresponsable de m'en priver".

Bien sûr, à ce tarif, la semelle -heureusement invisible- est un peu minable (mi gomme-mi plastoc) et je ne sais pas où, ni par qui, ces jolis chaussons ont été fabriqués (l'étiquette "made in" a mystérieusement disparue et je me doute qu'ils n'ont pas été cousus à la main par de sympathiques artisans d'art bénéficiant d'une solide mutuelle, de tickets resto et d'un tarif réduit au Club Med Gym).

Mais si on ne les observe pas à la loupe, mes nouveaux souliers de danseuse font largement la blague. Et puis, au printemps, ils seront parfaitement raccords avec mes mollets couleur poulet de batterie.

Voilà comment une mission petits pois chez "Carrouf" a eu raison de ma mauvaise humeur, de mes principes et de mes euros (heureusement que je n'habite pas à côté de chez Repetto !).

mardi 1 février 2011

Un grand prix au poil

Vous aimez les remises de prix chicissimes façon Victoires, Molières, Césars, Oscars ? Vous êtes au bon endroit. Enfilez votre plus joli survêt' et suivez moi sur le "mouse's carpet" : j'ai l'honneur de décerner le grand prix Modelshop de la fashion fixettte de l'hiver 2010-2011. Comme lors de la précédente édition, ce prix est basé sur une observation quotidienne et sans faille des filles les plus stylées de la ligne 7 du métro parisien, et attribué par un jury aussi professionnel que prestigieux, exclusivement composé de moi-même.

Cette année, sont déclarés grands vainqueurs ex-aequo :

- la parka à capuche bordée de fourrure (devançant d'un poil la très populaire doudoune à capuche bordée de fourrure, elle-même talonnée de près par le très chic duffle coat à col de fourrure) ;

- à égalité avec la Ugg. Vraie ou fausse, noire ou beige, achetée avec panache au rayon chaussures ou en douce au rayon chaussons, elle a réchauffé un nombre incroyable de pieds congelés cet hiver. Je ne vous fais pas l'article, la presse nous a suffisamment saoulé avec ses débats de fond sur la Ugg (peut-on rester sexy en Ugg ? Comment porter les Ugg sans avoir l'air de sortir de sa campagne bulgare ? Peut on faire des câlins à ses Ugg poilues ? Comment éviter d'empester de la fausse Ugg ? etc.)

Dans la catégorie espoirs, sont déclarés vainqueurs ex-aequo (ben quoi, si vous croyez que c'est simple de choisir, vous vous fourrez le poil de capuche dans l'oeil !) :

- La botte avec un revers de fausse fourrure, aussi appelée "botte du père Noël" par mon entourage, un poil moqueur (faut que j'arrête avec les poils). Énorme succès auprès des anti-Ugg de la ligne 7, pour cette chaussure qu'on n'attendait pas.

- Et enfin, le chapeau en feutre, remplaçant tout aussi inattendu du bonnet, aperçu à plusieurs reprises sur de longues et belles chevelures, au changement de ligne 7 et de la 3. Encore inconnu de la presse et des podiums, on lui souhaite un succès plus long que la botte de Père Noël, qu'on aime bien aux pieds du... Père Noël.

Allez, champagne maintenant, et vivement l'été qu'on puisse toutes se balader... à poil ! (désolée je ne le ferai plus, promis !)

vendredi 7 janvier 2011

La crème anti-hémorroïdes contre les cernes : le test scientifique

Je suis une fille à cernes. Je suis née avec des ronds noirs autour des yeux, et si la cosmétique ne progresse pas plus vite, il y a de fortes chances pour qu'on continue à me trouver des liens de parenté avec les ratons laveurs jusqu'à la fin de mes jours.

J'ai pourtant essayé tous les anticernes de la terre. En stick, en crème, en fluide, en gel ; les verts, les jaunes, les beiges, les beiges sur les jaunes, les jaunes posés sur les verts posés sous les beiges... mais rien n'y a fait, j'aurais toujours cet air de junky que m'envierait Keith Richards.

Alors quand j'ai lu, dans le ELLE, que la crème anti-hémorroïdes Sédorrhoïde des laboratoires Cooper faisait "disparaître en quelques secondes les cernes bleutés", j'ai pris mon courage à deux mains et j’ai foncé direction la pharmacie. Bon, en réalité, je ne faisais pas ma fière. J’ai longuement répété « Sédorrhoïde Sédorrhoïde Sédorrhoïde » dans ma tête pour ne pas bredouiller devant la pharmacienne et les clients. Et puis j’ai changé de pharmacie, hein, pace que faut quand même pas exagérer, la pharmacie c'est un peu ma seconde maison, on me connaît !  

Une fois chez moi, j'ai concocté un protocole scientifique supra-rusé. Le premier jour, j'ai enduit mon cerne droit de Sédorrhoïde. Une heure après, j'ai demandé à mon chéri, l'air dégagé : "est-ce que tu trouves que j'ai un oeil moins cerné que l'autre ? ". Et là, bingo ! Il a répondu "le droit". Le lendemain, fine mouche, j'ai réitéré l'expérience, avec le même oeil (la même crème et le même chéri, on a l'esprit scientifique ou on ne l'a pas). Rebingo ! Je pensais déjà à l'info révolutionnaire que j'allais poster sur mon blog. Mais le troisième jour, mon enthousiasme est retombé : mon chéri m'a indiqué le mauvais oeil. Alors, je me suis recrémé l'oeil gauche, mais pendant trois jours de suite, et j'ai posé la question fatidique à mon témoin. Qui a désigné le mauvais oeil, encore une fois. J'ai recommencé, cette fois pendant une semaine : tout ça pour subir un nouvel échec.

Sur moi, la crème anti-hémorroïdes n'a donc aucun effet. C'est moche. Mais ça fait quand même deux bonnes nouvelles. La première, c'est que si vous avez des cernes prononcés depuis la naissance, et que vous avez lu ce post jusqu'au bout, vous avez économisé le prix stratosphérique d'un tube de Sédorrhoïde, soit un peu plus de 6 euros. La deuxième, c'est que si jamais je souffre d'hémorroïdes, je ne serais pas obligée de me payer la honte devant ma pharmacienne !

jeudi 23 décembre 2010

Youpi, c'est Noël !


Tous les ans, à Noël, c'est la même histoire.

Je passe des heures à commander des billets de TGV qui me coûtent le prix d’un aller/retour Paris Buenos-Aires en avion, à ramasser les aiguilles de sapin tombées sur la moquette, à faire des gateaux hypercompliqués qui n'épatent que moi, à choisir des livres pour mon père qu'il recevra de toute façon en double exemplaire, à chercher des jeux pour mes nièces qu'elles recevront de toute façon en triple exemplaire, à choisir la plus jolie robe du monde qui ressemblera malgré tous mes efforts à toutes les robes que j'ai portées les 15 soirs de Noël précédents, à tenter de ne jamais manger plus de cinq truffes à la fois, à pister les faons en plastique qui décorent la bûche pour les voler discrètement avant que les enfants ne se jettent dessus, à me demander pourquoi je ne fais pas de sport alors que j’ai un tout petit peu de temps devant moi avant d’entamer ma cinquième fournée de sablés... Avant de stresser pour savoir où et avec qui et dans quelle tenue je vais passer le soir du 31 décembre, et de me lamenter à l’idée qu’une fois encore, je vais abuser du champagne et passer pour la dinde de service (pas celle qu’on farcit, hein, celle qui glousse).

Tout ça en pensant que l'an prochain, ça recommencera, aussi sûr que Noël tombera un 25 décembre. C'est gravé dans la crème au beurre de bûche. Et c'est pour ça que c'est si chouette, Noël.

jeudi 30 septembre 2010

Aïe, ça pique !


Il y a quelques mois, on m'a prêté une machine à coudre. Elle n'est pas de première fraîcheur, mais j’adore son look vintage et surtout… son doux ronronnement. Car elle pique nickel, on la conduit d'une simple pression d'orteil...

Au début, j'ai fait des trucs fastoches avec mon nouveau joujou, genre raccommodage de coutures déchirées, racourcissage de rideaux, confection de bracelets en liberty pour mes nièces... Et puis j'ai acheté mon premier Burda (en cachette évidemment, pour éviter de faire glousser les jeunes caissières sans pitié du Leclerc).

Je voulais adapter un modèle de robe d'été pour en faire un modèle " Sandro". Mouaif. Avant même de commencer, ça sentait un peu le défi pourri cette histoire… Mais je me suis lancée.
Mazette, quel bazar !

Quand je me suis rendue compte que pour obtenir UN patron, il fallait déchiffrer une planche de 12 milliards de patrons superposés et que c'était bien plus compliqué que de se repérer sur le plan du métro de Tokyo, je n'ai pas baissé les bras; j'ai étalé papier, crayon, ciseaux et tissu sur la moquette du salon, en prenant bien soin de laisser traîner des aiguilles un peu partout.
Après, j'ai suivi les instructions. Enfin j'ai essayé. Dans les passages vraiment hard à la traduction approximative, du genre "Epingler la sous-patte sous le bord de fen­te du pan de jupe dos de façon à ce que le bord de pliure dépasse de 2,5 cm, le bord de sous-patte supérieur rencontre la couture de montage de la ceinture", j'avoue, j'ai fait au pif.

Deux jours de sueur, de doigts déchiquetés, de tissu coupé au mauvais endroit, de coutures piquées puis défaites puis repiquées à grands coups de "Herr Burda si j’te croise j’te pique la face au point zigzag" plus tard, j'ai terminé ma robe.

Et puis je l'ai essayée. En forçant un max sur le tissu et en rentrant le ventre, parce que ça ne passait ni au niveau des cuisses, ni au niveau des bras. De face, je me demandais si j’avais commis une légère erreur ou si j'avais vraiment les seins placés à hauteur d'épaules. Et de dos, bah... j'avais plus l'air de "Je suis Heidi viens donc chanter avec moi dans la montagne" que d'une fashionista qui se la pète dans sa robe Sandro.

Dans le dernier Burda, il y a un chouette pantalon camel très large à taille haute, genre Chloé, very 70's, qui me fait de l'oeil. Mais j'hésite.

lundi 14 juin 2010

Soie belle et débrouille toi !

J'ai trouvé un joli foulard en soie Christian Dior dans un vide-grenier. Vintage, il date sans doute des 60’s, voire des 70’s, éventuellement des first 80's... Vendu à 15 euros, je ne l’ai même pas marchandé (je fais ma maligne mais de toute façon, je ne discute JAMAIS les prix, parce que... j’ai la trouille, je déteste parler d'argent, surtout avec les vendeurs, même ceux du dimanche). Il était nickel, sans trou ni fil tiré, mais légèrement craspouille.


Comme je n’ai aucune compétence en matière de lavage de linge délicat -ni en matière de lavage de linge tout court, d’ailleurs-, j’ai cherché des conseils sur Internet. Et j’ai vite trouvé des tas d'astuces pour laver la soie sans laisser de vilaines auréoles sur le tissu.


J’ai lu qu’il fallait laver sa pièce dans de l’eau à peine tiède, avec de la lessive impérativement liquide, et impérativement réservée aux « lavages délicats » ; qu’il fallait non pas frotter mais « fouler » le tissu entre ses doigts et qu’après avoir séché son trésor en le roulant dans une serviette, mieux valait l’étendre loin d’une source de chaleur et des rayons du soleil.



J’ai tout fait comme indiqué par les surdiplômées du lavage. J’ai foulé, foulé, refoulé. J’ai même résisté à l’envie de tordre mon carré pour l’essorer et je l’ai soigneusement enroulé dans de l’éponge, aussi délicatement qu’un nouveau né qu’on sort du bain. SUPER FASTOCHE !Bilan de l'opération "il faut sauver mon foulard en soie" : un carré resplendissant, comme neuf (maman tu peux être fière de moi).

mercredi 24 mars 2010

Red dingue du rouge

Avant, je croyais que le rouge, c'était une couleur réservée aux robes d'Anne Hathaway, à la bouche de Vanessa Paradis, aux marcels Isabel Marant, voire... au manteau du Père Noël (qui n'a jamais changé de style quelles que soient les modes, LUI ! La classe).

Et puis aussi, un peu aux filles qui aiment qu'on les remarque.
Parce que s'habiller en gris, c'est quand même plus (fastoche) discret que d'enfiler un pull couleur tomate trop mûre.

Et puis finalement, je me suis lancée.

Le matin de mon 1er red-day, ma collègue m'a dit : "ça te va bien le rouge".
Le soir même, ma copine-super-fashion m'a dit : "ça te va bien le rouge".
Et dans les yeux de mon chéri, j'ai bien senti l'effet "cherry". Ca n'a pas loupé, il m'a dit : "ça te va bien le rouge".

Mais bon sang, pourquoi est-ce que je n'avais encore jamais osé ?

(T-shirt tunisien et étole trop belle, Massimo Dutti).
(Dessin au crayon et à l'aquarelle, parce que).

dimanche 21 février 2010

Le gâteau choco-bordeaux


Le gâteau au chocolat, j'adore. Mon chéri aussi MAIS... il est incapable de faire la différence entre une vulgaire préparation à base de sachet déshydraté Alsa, et un sublime fondant Pierre Hermé.


Pfffff.

Après lui avoir concocté des gâteaux tout choco préparés avec une plaque de beurre salé (la plaque entière, oui oui !), des recettes "gimgembre/canelle/citron vert" (miaaaam) à se rouler par terre, des brownies de la mort ou des fondants dégoulinants, et constaté que tout ça lui faisait le même effet, j'ai sorti une arme secrète : le gâteau au chocolat et au Bordeaux.
Un gâteau de l'espace multicalorique et ultraparfumé, aux relents de vin chaud et de souvenirs de retour de ski (mais en version réconfort après une après-midi de shopping chez Franprix, ça le fait aussi...).

Evidemment, mieux vaut aimer le vin rouge. Et ne pas forcer sur la dose, un petit verre suffit pour parfumer la pâte... et le four et la cuisine. En revanche, impossible de lésiner sur la quantité, et surtout le volume des pépites de chocolat. Quitte à les tailler à la hache pour obtenir des morceaux XXL qui ne fondront pas à la cuisson. (j'ai piqué la recette sur Marmiton.org, mais je l'ai adapté en forçant sur les épices, le chocolat mais en freinant sur le sucre).

Donc, pour préparer un gâteau spécial alocoolos, il faut :
- 6 oeufs, 250 g de sucre, 2 sachets de sucre vanillé, 200g de beurre, 300 g de farine, 3 c. à café de canelle, 3 c. à soupe de cacao non sucré en poudre, 200 grammes de chocolat grossièrement rapé (taillé vite fait avec un gros couteau bien aiguisé, c'est parfait), 1/8 de vin rouge, 1 sachet de levure.
- On bat les oeufs, le sucre et le sucre vanillé à la main, avec un fouet ; on ajoute le reste des ingrédients, on mélange.
- On fait cuire à 200 degrés environ 40 mn.
- On attend que le gâteau refroidisse.
- On déguste, on s'extasie sur le mode "c'est dingue ! Je n'ai jamais rien mangé de pareil. Tu m'en donnerais un autre morceau pour que je sente bien le subtil arôme du Bordeaux, s'il te plait ?"
- On va se coucher pour digérer.

Bon appétit !

lundi 8 février 2010

C'est le pompon !

Alors que l'hiver touche à sa fin (mouairf), il est temps de décerner le "Grand prix Modelshop de la fashion fixette qu'on attendait pas", de l'hiver 2009-2010.

Cette saison, le jury (constitué de moi-même) a donc constaté que le must have le plus surprenant porté dans le métro parisien (comment ça je ferais mieux d'ouvrir un livre plutôt que de mater les gens sur la 7 ?) était donc....

Suspense (sinon c'est pas drôle)...

... La doudoune à capuche bordée de fourrure ?
Nan. Même si l'engouement a tourné à l'addiction chez les ados.

... Les bottes fourrées ?
Nenni. Malgré un succès énoooooorme, surtout en deuxième partie de saison, et un prix archi-riquiqui (15 euros chez les chinois, ça fait pas cher la bouillotte), c'est pas les fausses Ugg qui remportent la palme.

...Les Clarks à talons ?
Tssssstssstsss. Pourtant, un paquet de modasses ont craqué cet hiver pour ces shoes qu'on voit depuis plusieurs années déjà. Et pour les mêmes que les miennes en plus ! Copieuses.

...Le gros gilet tricoté ?
Pffff. Même pas. Mais vous brûlez. J'ai remarqué que des tas de jeunettes, allergiques aux manteaux comme toutes les jeunettes, ont finalement adopté cet habit de mamie pour se prémunir de l'angine de poitrine. Porté sur une robe à fleurs, ou sur un slim et une chemise carreaux, c'est plutôt joli. Mais bon, de toute façon c'est pas ça.

Cette année, le grand prix a été attribué...

tatata...

...au bonnet ! Celui avec les grosses mailles (sinon c'est pas fashion, c'est de l'acrylique, c'est tout fin tout mou tout vilain et donc ça compte pas). Particulièrement adapté aux températures polaires, le bonnet bien épais a connu un giga succès, et pas que sur la ligne 7, ni sur la 3 (vous savez où me trouver maintenant). J'en ai vu des rames et des quais entiers, de toutes les formes (avec ou sans revers, rond ou façon rasta, avec ou sans fleurette/badge/poils de barbe accrochés...) et principalement dans les tons beiges, gris et noir.

Bon, si vous avez regardé le dessin, c'était pas bien compliqué. Allez, champagne maintenant, et rendez-vous à la fin de l'été pour le prochain grand prix du fashion-surprising-hit of the couloirs of the RATP.

vendredi 22 janvier 2010

En visite à la Droguerie

Ca y est, j'ai fait mon premier collier !


J’en avais envie depuis longtemps. En fait, depuis que j'avais repéré ceux d'Isabel Marant. Des sautoirs couleur veil-or, façon « dans la famille depuis 4 générations », avec un tas de breloques qui font gling gling quand on les porte (oui-oui, je parle bien des colliers qui étaient tendance en 2007… j'ai seulement mis trois ans à me décider !).

J'en voulais un tout pareil, mais bien moins cher, et avec des pendentifs dans les tons gris. Alors j'ai osé l'impensable : j'ai poussé la porte de la Droguerie à Paris. Une boutique effrayante, où la caissière ressemble à un dragon (elle crache du feu quand on n’a pas la monnaie) et où, comme à l’école, il y a un tas de règles à respecter (ben quoi, on n’est quand même pas là pour rigoler) : on fait donc la sagement queue (dans la file adéquate, car on n’attend pas dans la file « laine » quand on veut des boutons, malheureuse !), on commande, on attend le ticket « fait main », on paye sa note et si on a bien tout suivi, on repart avec sa marchandise.

Pendant que je faisais la queue (60 mn un jour de semaine -à mon avis, le samedi c'est pire qu’à la préfecture ou à la sécu, du suicide), j'ai repéré ce qui me faisait envie sur le comptoir rempli de fermoirs, d’anneaux, de chaînes et de grigris. Et je me suis dit que 60 mn, c'était pas grand chose pour penser "création" et ne rien oublier. Évidement, il y avait des tonnes de jolies babioles dans toutes les couleurs, mais plus rien en gris. Quand mon tour est venu, je me suis sentie incapable d’articuler. J’étais super impressionnée par les clientes qui me précédaient et qui, contrairement à moi, savaient ce qu'elles étaient venues chercher et pouvaient donc commander 12000 trucs en trois secondes et demi, et tétanisée par les clientes impatientes qui me suivaient. Mais bon, j'ai joué la fille sûre d’elle, du genre qui s'y connaît, et j'ai commandé.

A la caisse, le dragon m’a réclamé 19,50 euros.

J'ai fait deux colliers avec ma came : un tout simple (celui du dessin) et un bien plus compliqué (avec une chaîne à anneaux, des pendentifs en forme de feuille, des cercles de différentes tailles, trois boutons, une étoile...). J'avais quand même pris deux perles en trop, et il me manquait trois anneaux (je suis téméraire mais pas encore pro). Pour le plus compliqué des deux colliers, j'ai utilisé le matos d'électronique (pince, loupe...) de mon chéri (qui m'a d'ailleurs aidé à fermé des anneaux et couper une chaîne récalcitrante, sans lui je n'aurais sans doute qu'un collier et quatre doigts à chaque main). Pour le plus simple, j’ai utilisé mes ongles pour tout ouvrir, fermer, placer, monter. En moins d'une heure, le tour était joué. Je suis hyper fière de mes sautoirs : d'abord parce que je les trouve plutôt réussis et aussi parce que, bonheur suprême, ils font "gling gling" quand je les mets.

dimanche 10 janvier 2010

Mets tes patins !

Tous les ans, quand il fait très froid, je rêve de patiner avec grâce sur un grand lac gelé de la campagne canadienne, au milieu de sapins géants recouverts de neige. Je trace d'impeccables arabesques sans même m'en apercevoir, mes pieds confortablement chaussés de fins souliers d'un blanc immaculé. Et tandis que de discrets hauts parleurs distillent un flot de douces romances susurrées par de ténébreux crooners, je me faufile discrètement entre les autres patineurs qui tous, rivalisent d'aisance et d'élégance.

Parfois, pour vivre un petit bout de mon rêve, je m'élance sur une micro-patinoire provisoire installée devant une mairie française par des élus soucieux de distraire leurs habitants, leurs touristes et leur caillera. J'enfile des chaussures trempées de sueur qui puent le chat mouillé et j'avance à pas hésitants sur la glace. Mes pieds me font horriblement mal, j'évite à grand peine les beaufs qui me frôlent à toute allure pour impressionner les filles, j'essaie de ne pas m'étaler sur la piste salement rayée, et je fais de mon mieux pour boucler mes boucles sans me cramponner à la rampe. Quand j'entends :
"ILS m'en-traînent,
au-bout-de-la-nuit,
LES,
démons de minuit",
je rentre chez moi, dépitée.

vendredi 25 décembre 2009

jeudi 17 décembre 2009

Testo-cosméto


Cette année, au bureau, on m'a offert des tas de produits de beauté. Du chic, du cheap, du bio, du chimique.... J'ai donc immédiatement jeté ma Nivéa pour tout essayer. Parmi les derniers cadeaux que j'ai utilisé, il y avait...

... le sérum anti-âge bio à la fraise Tamalys (1). Pouah, dégoûtant. J'avais l'impression d'appliquer une pellicule fine mais supra-collante sur ma peau. Après 30 secondes, l'effet de tiraillement me donnait l'impression non pas d'avoir gagné 5 ans, mais plutôt d'en avoir perdu 20. Je n'ai même pas terminé le flacon. Hop, poubelle.

... du vernis Opi (2) : franchement, plus brillant, je vois pas. J'adore.

... le roll-on yeux Aqualia thermal de Vichy (3) : qu'on m'amène tout de suite le crétin qui a pondu un truc pareil ! Le roll-on (une bille qui tourne dans son tube), c'est pratique pour les déo. Autour des yeux (les miens en tout cas), c'est la cata. Ma peau toute fine se glisse entre la bille et le tube (aïe, ça fait super mal), et je suis incapable de doser correctement la quantité de gel dont j'ai besoin (théoriquement il suffit d'appuyer plus ou moins fort sur le tube). Je préfère encore étaler un bon vieux contour des yeux avec mes doigts sales, ça me fait le même effet et au moins, ça ne me fait pas mal.

... le baume essentiel visage Aromessence de Décléor (4) : raaaaahhh, depuis que le pot est vide, ma peau toute séche réclame "encore, encore !". J'ai pas trouvé mieux pour adoucir, assouplir et hydrater mon visage. Même ma nouvelle crème Givenchy Hydra Sparkling pour peaux sèches, qui s’la pète à mort dans son joli pot bleu glacier, ne me fait pas le même effet.

...le fard à joues irisé Sari Glow Maharani Pink de Givenchy (5) : le blush rose fait pour moi : tout petit, il s'ouvre et se ferme rapidement et simplement (ça n'a l'air de rien mais un boîtier qui refuse de s'ouvrir, ça m'agace, surtout le matin quand je suis pressée). La couleur est assez intense pour me donner un style "je viens du froid", mais suffisamment discrète pour éviter le côté "Barbie sort de chez Séphora". Et puis j'aime bien le pinceau plat.

... l'anticernes Platinum Mirror Thierry Mugler (6) : Un joli tube couleur alu qui cache une pompe et un applicateur en silicone ultra perfectionnés. Un système tellement au point que je fais toujours sortir trois fois trop de crème. Je m'en mets donc plein les doigts et partout sur le joli tube en alu à chaque fois. Ultra-galère. Quant à la texture, elle ressemble à celle des fonds de teint triple épaisseur de ma mère. Je préfère encore mon fidèle anticernes d'Avène en stick, le plus couvrant et le plus discret que j'ai jamais trouvé (7).

Conclusion ?
C'est pas parce que c'est bio que c'est forcément bon.
C'est pas parce que c'est cher que c'est forcément pratique, ni efficace.
Le billet "Modelshop vous présente sa trousse de beauté idéale", c'est pas gagné.

lundi 30 novembre 2009

Zorrotte est a-rri-vée, éh éh !

Quand j'ai craqué pour une petite cape noire, je ne me doutais pas...

...qu'en portant mon sac en bandoulière au dessous de la cape (parce qu'au dessus, c'est pas possible, ce vêtement est hélas totalement incompatible avec la besace) j'aurais, à peu de bosses près, la même silhouette que Quasimodo ;

... qu'en portant mon sac à anses par dessous, j'aurais froid aux bras et qu'en le plaçant au dessus, ce serait top galère pour sortir mon passe navigo, un kleenex ou pire, la monnaie devant les clients impatients et sans pitié de la boulangerie ;

... que par jour de grand vent, je finirais absolument et complètement givrée ;

...qu'en portant un pull de couleur, on ne verrait plus que mes deux avant-bras sortir par les trous de la cape noire et que ce serait super ultra moche ;

...que dans le métro, j'allais croiser, chaque matin, des tas de filles habillées elles aussi en fantômette ;

...mais qu'à part ça, je l'aimerais quand même bien, mon habit de zorrotte.

vendredi 13 novembre 2009

Wool ma poule !


J’avoue, j’ai succombé.

Dans la série « je me mémé-ise à grands pas et j’aime ça », après la peinture chinoise, le jardinage, la couture et la confection de sablés par boites de 100, j’ai repris mes ouvrages une maille envers/une maille endroit.

Je suis accro au tricot. Je passe mon temps à fureter sur la blogo à la recherche de modèles gratuits, je compare le prix des pelotes sur les boutiques en ligne, je convertis les tailles des échantillons, des pulls et des aiguilles indiqués sur les sites anglosaxons, je teste les 10000 manières de tricoter les mailles lisères, je peste contre les tutos même pas clairs vendus au prix des 500g d’Alpaga ...

Après le gilet à mailles XXL au point mousse, l’écharpe ultra-longue façon American Vintage au point de riz, je compte bien m’attaquer à une veste point mousse/point jersey à col châle très « glam-chic’n négligée ».

Tout ça, en cachette des enfants, des ados, des ami(e)s, des parents et pas forcement devant mon chéri.
Et quand j’ai le temps parce que je n’ose pas (encore) sortir mes pelotes dans le métro, et que je m’imagine mal déclarer à ma chef : « La prochaine réu ? ah ben demain j’peux pas, j’ai prévu de commencer mon raglan ».
Vivement la retraite.